Face à l’engouement pour l’hébergement de plein air, une tendance émerge : l’investissement dans les PRL, ou Parcs Résidentiels de Loisirs. Plus flexible qu’un camping classique, plus rentable qu’un mobil-home isolé, le PRL attire les investisseurs en quête d’un placement original, potentiellement lucratif… mais encadré. Faut-il investir dans un camping PRL en 2024 ? Est-ce vraiment rentable ? Quelles sont les règles à respecter ? Voici tout ce que vous devez savoir avant de vous lancer.
Qu’est-ce qu’un PRL ? Définition et fonctionnement
Un Parc Résidentiel de Loisirs est un type d’hébergement touristique défini par le Code du tourisme. Il s’agit d’un terrain aménagé pour accueillir des résidences de loisirs légères (chalets, mobil-homes, tiny houses), à vocation de résidence secondaire ou saisonnière, mais sans possibilité d’y vivre à l’année. Si vous êtes dans l’optique d’investir dans l’achat d’une parcelle dans le Var 83 ce guide est un indispensable pour mieux comprendre les pièges à éviter.
PRL à gestion libre vs PRL en copropriété
On distingue deux formes principales de PRL :
- PRL à gestion libre : le propriétaire du lot gère lui-même la location ou l’occupation de son bien.
- PRL en copropriété : les propriétaires partagent les charges d’entretien du parc via un syndicat de copropriété.
Différence avec un camping ou un village vacances
Contrairement à un camping, un PRL est plus résidentiel. Il offre davantage de confort, d’intimité et de stabilité, tout en restant soumis à une réglementation spécifique. Un village vacances, quant à lui, repose sur un modèle d’exploitation commerciale avec prestations hôtelières incluses.
À qui s’adresse un PRL ?
Les PRL ciblent principalement :
- Les propriétaires de résidences secondaires en quête de calme.
- Les locataires saisonniers qui cherchent une alternative aux campings traditionnels.
- Les investisseurs souhaitant investir dans un camping PRL pour diversifier leur patrimoine.
Pourquoi investir dans un camping PRL ?
Le secteur du plein air est en pleine croissance. Les Français (et étrangers) recherchent des lieux nature, abordables et confortables pour leurs vacances. Le PRL répond à cette tendance.
Un rendement locatif attractif
En haute saison, un lot peut générer des revenus locatifs intéressants. Les locations de courte durée en PRL offrent une rentabilité supérieure à un bien classique en ville.
Des charges réduites
Les charges d’entretien sont souvent moindres que celles d’un appartement urbain, en particulier si le parc est bien géré ou à gestion libre.
Usage personnel possible
Vous pouvez loger dans votre PRL quelques semaines par an. Une solution idéale pour allier vacances et investissement.
Une valorisation du foncier sur le long terme
Un emplacement bien situé se valorise avec le temps, notamment près des zones touristiques, littorales ou thermales.
Rentabilité d’un PRL : chiffres et modèles économiques
Le prix d’un lot dans un PRL peut varier entre 30 000 € et 80 000 €, selon l’emplacement et le type d’installation (chalet, mobil-home, tiny house).
Revenus locatifs
En haute saison, la location hebdomadaire peut atteindre 500 € à 1 200 €. Sur l’année, la rentabilité nette peut aller de 5 % à 10 % selon la zone et le taux d’occupation.
Charges et entretien
Pensez à inclure les frais d’entretien (tonte, voirie, sécurité), les charges de copropriété éventuelles, et les frais de gestion si vous déléguez la location.
Exemple de rentabilité
Un lot à 50 000 € loué 10 semaines/an à 800 €/semaine peut rapporter 8 000 €/an. En déduisant 20 % de charges, cela donne une rentabilité nette d’environ 6,4 %.
Réglementation et fiscalité des PRL
Le PRL est régi par des règles strictes du Code de l’urbanisme et du Code du tourisme. Ce n’est pas une résidence principale, mais un lieu de séjour temporaire.
Durée d’occupation limitée
Vous ne pouvez pas y vivre à l’année. L’occupation est limitée à 120 jours/an dans certains cas, ou à des séjours fractionnés.
Fiscalité applicable
Les revenus locatifs sont soumis au régime LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel), en micro-BIC (abattement de 50 %) ou au régime réel. La TVA peut s’appliquer si vous opérez avec prestations de service.
Contraintes d’urbanisme
Les PRL doivent respecter les normes environnementales (assainissement, espaces verts) et les prescriptions du PLU local. Attention à la légalité des raccordements et aux autorisations d’aménagement.
Comment bien choisir un PRL pour investir ?
Privilégiez les zones touristiques : bord de mer, montagne, proximité de sites naturels, thermes ou lieux de randonnée.
Qualité des infrastructures
Piscine, aire de jeux, animation, bar, surveillance… sont des critères essentiels pour séduire les locataires.
Fréquentation et saisonnalité
Analysez la fréquentation locale, les taux de remplissage en saison, et la capacité à louer hors saison (curistes, retraités).
Type de gestion
Un PRL à gestion libre offre plus de liberté, mais demande de l’implication. Un PRL géré par un professionnel apporte de la sérénité, moyennant une commission.
Construction et confort
Choisissez des logements de qualité, bien isolés, bien agencés, avec une bonne durée de vie : chalet bois, tiny house, mobil-home premium.
Acheter un lot dans un PRL existant vs créer son propre PRL
Moins risqué, plus rapide, déjà rentable si le parc est bien implanté. Vous bénéficiez d’infrastructures et d’une clientèle déjà en place.
Créer un PRL de A à Z
Un projet ambitieux mais complexe. Il nécessite un terrain, un permis d’aménager, l’accord du PLU, des travaux d’installation (eau, voirie, assainissement), et une stratégie marketing.
Démarches administratives
Il vous faudra déposer un permis, respecter les normes, anticiper les délais et consulter les services d’urbanisme. L’aide d’un bureau d’études ou d’un avocat peut être utile.
Aides et subventions
Certains projets peuvent bénéficier d’aides régionales, de subventions liées au développement touristique en zone rurale, ou à l’écotourisme.
Les erreurs à éviter quand on investit dans un camping PRL
Un terrain en zone non constructible, ou un lot hors cadre légal, peut mettre votre projet en péril. Vérifiez toujours auprès du service urbanisme.
Choisir une mauvaise localisation
Un PRL mal situé (loin de tout, difficile d’accès, sans attrait touristique) aura peu de valeur locative et sera difficile à revendre.
Surestimer les revenus
Ne vous basez pas sur les estimations optimistes des vendeurs. Étudiez les chiffres réels, la saisonnalité, les périodes creuses.
Ignorer les frais fixes
Charges, taxe foncière, entretien, réparations… doivent être anticipés. Une bonne gestion locative évite les mauvaises surprises.
Mal préparer la revente
Pensez dès l’achat à la revente : un bien de qualité, bien situé, et conforme aux normes, se revend beaucoup mieux.
Conclusion
Investir dans un camping PRL peut s’avérer un placement malin, rentable et durable. C’est une opportunité idéale pour diversifier son patrimoine, tout en s’inscrivant dans une logique de tourisme nature et de résidences modulables. Mais pour réussir, il est essentiel de bien comprendre les enjeux juridiques, fiscaux, techniques et touristiques. Vous envisagez de vous lancer ? Prenez le temps d’étudier le marché, entourez-vous de professionnels compétents, et bâtissez une stratégie sur le long terme.Le PRL peut être plus qu’un simple investissement : un projet de vie.