Diagnostic immobilier : à quoi ressemblera le rapport du futur ?

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Les documents relatifs à l’état d’un bien immobilier, demandés avant la vente, la location ou la réalisation de travaux, se sont multipliés ces dernières années. En parallèle, de nouvelles technologies se sont imposées pour prendre les mesures et générer ces rapports. Le point sur les perspectives d’évolution avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

La manière de générer les rapports de diagnostic immobilier n’est plus la même qu’il y a 20 ans. Comment a-t-elle évolué ?

Au début de leur activité, les diagnostiqueurs faisaient leur rapport sur ordinateur avant d’imprimer le document sur papier. Par la suite, ils sont passés à la génération de fichiers PDF. Le rapport était donc un fichier avec du texte, des tableaux et des images, livré aux clients par email. On peut d’ailleurs noter que le diagnostic a été l’une des premières professions dont 100 % des membres avaient une adresse email ou un site internet.

Pour autant, est-ce que le fichier PDF qui voyage par email reste la panacée dans le domaine du diagnostic ? Nous voyons déjà que la plupart des diagnostiqueurs partagent leurs documents sur des serveurs via des services Cloud. Ces services permettent de connecter la personne qui génère le rapport à celui qui le commande et à celui qui le consomme, comme le notaire ou l’acheteur.

À quoi ressembleront les futurs rapports ?

Dans le futur, le rapport de diagnostic ne sera sans doute plus un fichier PDF. Sûrement contiendra-t-il des documents de type multimédia. On commence également à parler de 3D, de BIM, de réalité virtuelle, de réalité augmentée… Tous ces éléments seront probablement contenus dans le rapport de diagnostic d’ici quelques années, avec des images visibles, des images infrarouges ou encore des images métriques. Ces données permettront aux différents acteurs qui consommeront ce diagnostic d’utiliser ces informations sur d'autres éléments qui sont demandés par les métiers de l'immobilier, de la construction ou de la rénovation.

Comment capture-t-on ces nouvelles données ?

Aujourd'hui, les techniques d'acquisition de ces données sont multiples. Les caméras thermiques actuelles peuvent par exemple générer des images et des vidéos, et sont en mesure d’incruster des images thermiques dans des images visuelles. Il y a beaucoup de nouveautés sur ce type d’équipements, les caméras thermiques adoptant ainsi un format différent selon le besoin de l’utilisateur. On retrouve ainsi des formats de poche comme la FLIR ONE se branchant directement sur smartphone ou tablette ou encore la SEEK SHOT PRO et la PTI 120 de Fluke pas plus grandes qu’un téléphone mobile. Les formats “caméras au point” sont les plus fréquents, dans les dernières nouveautés nous pouvons citer la série EX-XT de FLIR ou la TI-401 Pro de Fluke. Enfin, les caméras thermiques les plus haut de gamme présentent des caractéristiques de haute volée mais s’adresse à un public de connaisseurs.

Les caméras thermiques ne se limitent plus à la terre ferme. En Mai dernier, Parrot a lancé son nouveau drone ANAFI Thermal. Doté d’un capteur Flir, il permet de réaliser rapidement l’inspection d’une façade, d’une toiture ou d’un bâtiment et de détecter les déperditions de chaleurs ou les zones d’humidité à l’aide de l’imagerie thermique.

Du côté de la réalité virtuelle, on peut se tourner vers les appareils photos de la gamme THETA V (marque Ricoh), couplés avec un logiciel de visite virtuelle. Posé sur trépied au milieu d’une pièce, l’appareil prend une photo à 360 degrés. L’utilisateur peut ensuite réaliser la jonction entre les photos à partir de son smartphone. Enfin on peut aussi citer le BLK360, scanner laser 360° et 3D ultra-compact de Leica Geosystems. Il scanne en nuages de points - c’est à dire des points référencés dans l’espace avec des coordonnées x,y,z - pour ainsi permettre des mesures entre ces points. En plus de l’image métrique, l’appareil génère l’image visible et l’image thermique.

Chaque usage a son produit, dont les prix chutent par ailleurs continuellement. Dans tous les cas, l’appareil de prise de donnée est désormais connecté à un smartphone ou une tablette.

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