Grand Circuit Contrôler le Bâtiment : retour sur 2018 et nouvelles thématiques 2019

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Co-organisateur avec Deveko en 2018 du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment, Testoon poursuit l'aventure en 2019. Jean-Michel Catherin, fondateur et président, dresse le bilan de l’édition 2018 et présente les thématiques qui seront traitées au cours de l’édition 2019 du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment.

Quel bilan faites-vous de l’édition 2018 ?

Nous avons vraiment apprécié de pouvoir aller « sur le terrain » pour rencontrer nos clients. C’est une occasion que l’on a assez rarement de pouvoir prendre le temps de discuter, puisque nous sommes tous très pris par l’opérationnel. L’édition 2018 nous a permis de faire le tour des thématiques d’actualité. L’année dernière, les problématiques liées à la recertification étaient au cœur des discussions. Également, nous avons abordé la question de la croissance des entreprises : beaucoup de sociétés de diagnostics cherchaient à recruter pour pouvoir étendre leur offre. Enfin, la création et la reprise ont été au centre des discussions, puisque les « premières générations » de diagnostiqueurs commencent à partir en retraite, et une nouvelle génération de professionnels est en train d’arriver sur le marché.

Sur la forme, le format « tables rondes » a permis d’avoir de vrais échanges sur des questions opérationnelles et techniques, avec des débats animés et dynamiques. Les stands nous ont permis d’échanger de manière informelle entre deux débats, et de rencontrer des clients qui ont pu nous exposer leurs besoins. Ce fut réellement enrichissant.

Quelles thématiques pour l’édition 2019 ?

Cette année, nous allons creuser encore plus la question de la diversification, en traitant en profondeur 4 thématiques très orientées métier : le diagnostic avant travaux, les contrôles en fin de chantier, la qualité de l'air intérieur et la thermographie. Ces questions, jusqu’ici émergentes, vont être d’actualité dès le début de 2019, et vont sans doute le rester pour quelques années.

Pourquoi le diagnostic avant travaux refait-il surface ?

Il n’a jamais vraiment disparu des écrans, mais le fait est qu’il continue à prendre de l’ampleur avec l’obligation de gestion des déchets de polluants.
Au début, il s’agissait d’un simple repérage amiante à réaliser en cas de démolition ou de gros travaux. Aujourd’hui, il concerne également le plomb, et va embarquer à terme d’autres polluants.

Croisés avec l’obligation de gestion des déchets, et donc de l’évaluation précise de leur quantité, on peut prédire avec certitude que les travaux de démolition vont nécessiter un important travail en amont pour les diagnostiqueurs, qui devront être en mesure d’évaluer non seulement la nature des déchets, mais également leur volume.

De plus, l’arrivée du BIM et des maquettes numériques dans les travaux de rénovation et la démocratisation de l’imagerie 3D vont ouvrir aux diagnostiqueurs des prestations et des marchés qui, aujourd’hui, sont essentiellement réalisés par des bureaux d’études ou des architectes. Les nouvelles technologies permettent désormais aux diagnostiqueurs de remettre à leurs clients des plans 3D à l’occasion des repérages, grâce au mesurage laser 3D, et à la photogrammétrie. Ces plans 3D permettent également d’estimer précisément les volumétries de déchets.

Quelles évolutions peut-on attendre des contrôles en fin de chantier ?

La thématique que nous avons retenue est de déterminer comment ces contrôles contribuent à l’amélioration de la qualité du bâti. Actuellement, les seuls contrôles obligatoires en fin de chantier concernent l’infiltrométrie et l’acoustique dans les logements collectifs.

La question est de savoir s’il existe d’autres domaines qui pourraient être contrôlés en fin de chantier pour améliorer la qualité de la construction. Pour ce faire, il est possible de travailler suivant deux axes de contrôle : celui des obligations imposées par les différents labels, et celui des obligations imposées dans le cadre de la qualification des professionnels, comme, par exemple, la qualification RGE. Ces labels et qualifications améliorent évidemment la qualité de la construction, puisqu’ils imposent notamment des règles de l’art.

Si on prend l’exemple du référentiel Qualibat 87-21 pour la qualité de la ventilation, des contrôles sont imposés (visuel, mesure des débits, étanchéité des réseaux), mais leur impact sur la qualité de la construction n’est pas évalué.

On pourrait également envisager des mesures pour qualifier la résistance thermique globale d’un bâtiment, à savoir la durée de conservation de sa chaleur. Il existe sur ce sujet une norme européenne mais qui est trop contraignante pour être mise en œuvre sur les chantiers. L’idée est ici de déterminer quels types de contrôles en fin de chantier pourraient avoir une incidence positive sur la qualité du bâti.

Quid de la qualité de l'air intérieur ?

Cette problématique est directement liée aux nouvelles normes de construction, qui imposent des exigences drastiques en termes d’isolation et d’étanchéité à l’air.
La question sera ici de déterminer si l’amélioration de l’isolation peut nuire à la qualité de l’air intérieur. Le fait est que l’on constate l’apparition de pathologies liées à ces nouvelles exigences qui rendent les constructions étanches à l’air : moisissures, humidité… et qui nécessitent des solutions de ventilations adaptées. Lesquelles, étant rarement installées conformément aux règles de l’art, ont un impact sur la consommation du bâtiment, notamment en termes de chauffage, et diminuent d’autant son efficacité énergétique.

Dans le même ordre d’idée, il sera aussi question de lutte contre les polluants intérieurs intégrés dans des matériaux émissifs (COV), ainsi que les entrées de polluants extérieurs (benzène, particules fines…) qui sont aspirés par les systèmes de ventilation.

Quel avenir pour la thermographie ?

C’est la question que nous souhaitons aborder : les mesures par imagerie thermique sont-elles un facteur d’amélioration du bâtiment ? Si la réponse est positive, notamment en termes de contrôles des travaux (vérification d’isolation, détection des pathologies, mesure des fuites thermiques…), on peut se demander pourquoi l’imagerie thermique n’est pas plus utilisée dans les contrôles. Alors qu’il est évident qu’elle permet de contrôler les défauts d’un bâtiment, et que la démocratisation des technologies les rend désormais accessibles aux artisans.

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