Devenir diagnostiqueur immobilier en 2016 : quel avenir ? Point de vue d’un futur diagnostiqueur immobilier Jérôme Herren

Jérôme Herren fait partie de ceux qui ont décidé de réorienter leur carrière en choisissant de devenir diagnostiqueur immobilier. Ancien cadre technique dans le domaine de la logistique, il revient sur ses motivations et son parcours.

« Depuis de nombreuses années, je souhaitais créer mon entreprise et devenir indépendant. L’idée a fait son chemin et je me suis posé la question des possibilités qui s’offraient à moi. De recherches en recherches, j’ai découvert le métier de diagnostiqueur immobilier. J’ai été séduit par les nombreuses compétences requises (commercial, gestion, technique) et par la partie terrain qui m’offrait un peu moins de routine. Ce métier permet de rencontrer des personnes et de découvrir des biens immobiliers différents. Il touche à des domaines techniques autour du bâtiment qui m’ont toujours passionnés. J’avais d’ailleurs moi-même réalisé en collaboration avec un ami la maîtrise d’ouvrage lors de travaux importants dans ma maison. Et puis, j’ai rencontré des diagnostiqueurs, je me suis documenté. Si je me lance aujourd’hui pour devenir diagnostiqueur immobilier, ce n’est pas sans avoir étudié le marché. J’ai également passé une journée sur le terrain avec un diagnostiqueur pour confirmer mon choix ».


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Je deviens privilégié


Indépendant, franchise ou licence de marque ?

« Avant de devenir diagnostiqueur immobilier, je me suis demandé quel statut et modèle économique choisir, j’ai choisi d’être accompagné. Devenir diagnostiqueur immobilier, c’est choisir un métier réglementaire pour lequel aucune erreur n’est permise. Nous devons à nos clients une qualité de service irréprochable. Si ce n’est pas le cas, les conséquences financières peuvent être lourdes. C’est aussi un métier qui évolue tous les jours. Le niveau de compétences s’élève en même temps que le législateur augmente ses exigences. Alors j’ai décidé de m’approcher du modèle de la franchise qui offre de nombreux avantages.

En premier lieu, un réseau permet d’échanger avec des professionnels et des experts. On participe à des réunions, on réfléchit sur de nouveaux concepts et on échange nos astuces. Ce modèle permet de s’affranchir des contraintes informatiques puisque la maintenance est globale. Il est possible, quand on se retrouve seul devant une question pointue, de demander un avis. Et surtout, il y a des possibilités d’évolution. Lorsqu’on intègre une « franchise » et que l’on débute, on commence à réaliser les prestations de diagnostic. L’étape suivante est l’amiante avant démolition, les enrobés de route, les parties communes, les locaux commerciaux lorsqu’on est certifié avec mention, voire encore la formation. Bref, on comprend vite que les perspectives d’évolution qui nous sont offertes sont importantes. »

Du potentiel dans le métier

« Si j’ai choisi cette profession, c’est aussi pour le potentiel de développement qu’elle représente. On sait que le marché va s’accroître en 2017 avec les diagnostics pour la location et le législateur continue de travailler sur de nouvelles obligations. Alors oui, il faut savoir que la concurrence est bien présente, mais bien formé, professionnel dans sa démarche et en constante recherche de nouvelles informations, on peut se lancer pour devenir diagnostiqueur immobilier.

Aujourd’hui, j’ai choisi un réseau et m’apprête à rentrer en formation. J’exercerai au nord de Vienne en Isère. J’ai deux concurrents forts de proximité et je souhaite travailler dans un rayon de 35 Km de Roussillon à Lyon.»