L’ADEME dévoile sa vision de la transition énergétique

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L'Agence propose des scénarios énergétiques et climatiques volontaristes pour 2030 et 2050 axés sur la maîtrise de la consommation énergétique et le développement de l'offre d'énergies renouvelables.

Une réduction de la consommation d'énergie de 20 % d'ici 2030 est possible grâce à un plan ambitieux de construction neuve (au rythme de 350 000 logements par an) et de rénovations thermiques des bâtiments résidentiels et tertiaires (500 000 logements par an). En 2050, l'ADEME prévoit que la consommation moyenne liée au chauffage et à l'eau chaude sanitaire diminue fortement grâce aux rénovations thermiques et à la pénétration importantes de pompes à chaleur et chauffe-eau solaires. Les usages spécifiques de l'électricité sont globalement contenus, en revanche les consommations de climatisation s'accroissent fortement. Le parc existant ne consomme en moyenne que 130 kWhep par m² et le parc neuf seulement 100 kWhep par m².

Selon l'Agence, une forte baisse de la consommation énergétique est envisageable en agissant sur le secteur des transports. En 2030, la population se déplacera autant mais de façon différente. Des services de mobilité (autopartage, co-voiturage) se développent. Une part importante du report modal se fait sur les transports en commun et les modes doux comme le vélo. L'amélioration des motorisations thermiques doit aussi contribuer à la diminution des émissions polluantes. Les émissions moyennes du parc automobile neuf devraient ainsi passer de 130 g CO2/km aujourd'hui à 49 g CO2/km en 2030. En 2050, l'Agence suppose que la mobilité par personne décroît de 20 % notamment en raison de la part accrue de télétravail, du vieillissement important de la population, ainsi que grâce à une meilleure organisation urbaine. L'offre de véhicules peu émetteurs (hybrides, électriques) doit s'accroître tout comme les biocarburants de deuxième génération.

S'agissant de la production électrique, un développement de l'offre de toutes les énergies renouvelables est attendu, la part du nucléaire passe à 50 % de la production en 2025. En 2050, la première génération de biocarburants s'est effacée au profit de la deuxième avec un possible complément de la troisième génération. Le scénario de l'ADEME permettrait de se passer de pétrole pour son usage dans les transports, ce carburant étant substitué par de l'électricité et du gaz pour les véhicules légers et par des biocarburants liquides pour les poids lourds.

L'ensemble de ces mesures doit permettre de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2050, comme la France s'y est engagée. Ainsi, elle ne pourrait émettre que 150 MtCO2éq contre 563 en 1990.

Gaëlle Guyard
Code permanent Environnement et nuisances

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